Allo ? Bonjour, c’est ton auto-sabotage qui te parle !

by Selma · 73 comments

surmonter-son-auto-sabotage

Sans vouloir enfoncer de portes ouvertes : il y a bien des choses qu’on n’arrive pas à faire à cause de nos a priori. Certains de nos obstacles les plus difficiles à surmonter ne sont pas de circonstances : ce sont des mythes, des idées, bien ancrées dans nos têtes!

Aujourd’hui, on s’attaque à notre auto-sabotage, et on déconstruit 5 mythes qui freinent les créatives.

Mythe n°1 : l’originalité n’est pas la bienvenue.

  • Tu vois ce que je veux dire? On peut être prof, architecte, avocate, assistante maternelle mais bijoutière? graveuse de tampons en gomme? fabricante de coussins? consultante pour entrepreneuses? Ce n’est pas les cases qu’on a l’habitude de se voir proposer. Et ça, c’est une conséquence de notre système scolaire qui est très…scolaire. Du coup, c’est très difficile de savoir comment se présenter + comment présenter son travail sans bredouiller. Et on a l’impression que ce qu’on fait ne va plaire à personne + qu’on va nous rire au nez.
  • J’ai une histoire à te raconter : il y a 2 ans, je suis passée à la télé pour parler de mon projet (je n’avais pas encore ce blog). Au 20 heures, sur France 2. J’étais tétanisée. Je ne savais tellement pas comment en parler autour de moi que tu sais ce que j’ai fait? Je n’en ai parlé à personne. Même pas à ma maman!
  • Étonnamment, la terre entière s’était donnée rendez-vous sur France 2 ce soir-là. Mais vraiment : j’ai des amis, des amis de la famille qui habitent un peu partout dans le monde, et jusqu’à ce jour, je reçois encore des mails pour me parler de ce passage à la télé. Mes collègues, mes amis, ma famille : tout le monde m’a vue ce soir-là et a découvert mes projets à la même occasion. Les rares qui ne m’ont pas vue ont été mis au courant par les autres, moi qui comptais passer inaperçue…Et bien tu sais quoi? 90% des gens étaient contents pour moi + enthousiasmés par mon projet.
  • Moralité : l’originalité est la bienvenue, les rêves sont les bienvenus. Il y a bien sûr les personnes que ça n’intéresse pas, et celles auxquelles ça fait peur. Mais il y a surtout toutes celles qui ont envie de voir des projets différents : je ne dis pas que tout le monde va applaudir tes initiatives, ni qu’elles sont tous viables, mais essaie. Vraiment : ose, et des portes s’ouvriront là où tu ne savais même pas qu’il y en avait (Joseph Campbell).

Mythe n°2 : les vrais créatifs créent dans l’isolement, ils commencent très jeunes, leur entourage les soutient etc…

  • On a cette image de l’ampoule qui s’allume au-dessus d’une personne en solo…sauf que Thomas Edison, qui a inventé l’ampoule, était entouré d’une sacrée équipe et qu’il a échoué 2000 fois avant d’y arriver. 2000 fois!!! Personne n’a jamais rien créé de durable dans la solitude totale, ni sans s’intéresser aux personnes qui allaient utiliser/porter/offrir la création en question : nous sommes ce que nous changeons pour les autres (c’est un autre sujet, on en reparlera!).
  • En plus, on a toutes en tête le fameux discours des acteurs, sportifs et autres personnes qui prennent le micro en remerciant leur entourage, qui les a toujours soutenus, qui a toujours cru en eux. Du coup, quand tu suscites une incompréhension mêlée de réprobation autour de quoi – mais pourquoi est-ce que tu abandonnerais salaire fixe + congés payés pour te lancer dans une entreprise sans aucune garantie? – et bien tu as peur qu’il te manque quelque chose pour y arriver, sinon, on croirait en toi, c’est sûr!

Mythe n°3 : les gens n’ont pas les moyens d’acheter ce qui est cher

  • Voilà un autre problème : on se prend pour son client ;-) Quand on débute, on a rarement les moyens de se payer du haut de gamme – car les vêtements, bijoux, accessoires de créateurs, c’est du haut de gamme, n’est-ce pas? Du coup, on imagine que nos clients sont dans la même situation que nous. Erreur! Erreur!
  • Cette erreur déteint d’ailleurs sur beaucoup de choses : des prix qui ne reflètent pas la qualité du travail, des photos qui ne font pas rêver, et des évènements auxquels on ne devrait pas participer. Quand je vois des créatrices se geler sur les marchés de Noël entre les tricots du Pérou et les pains d’épices alsaciens…ça me fait mal au cœur. A Noël, il fait froid, les enfants courent partout en réclamant une barbe à papa : ce n’est pas là qu’on va vendre son travail à un prix décent.

Mythe n°4 : un jour mon prince, viendra!

  • On a déjà parlé du mythe du Prince Charmant :-) Malheureusement, personne ne fera connaitre ton travail à ta place. Ni la pub, ni les magazines, ni les plates formes de vente, ni les réseaux sociaux. C’est ton travail à toi…je sais, c’est dur!

Mythe n°5 : l’âme créative est incompatible avec la vente

  • On croit parfois que l’âme créative est au-dessus de la vente. Que la promotion est l’apanage de ceux qui n’ont pas de talent. Quel gâchis. Nous sommes toutes dans la vente, et tout le temps! Ayons l’humilité de nous intéresser à ceux qui vont acheter notre travail,  pas pour les mettre dans des cases,  mais pour mieux les comprendre,  pour leur laisser la place qu’ils méritent : ils devraient nous inspirer, et nous guider vers ce que nous voulons aussi.
  • On ne perd pas son âme ni sa créativité parce qu’on élabore une stratégie de vente (au contraire même, je dirais). Je suis d’ailleurs très reconnaissante aux créatives qui ont partagé leur changement de point de vue par rapport à la vente dans les commentaires de cet article-là.  Si une petite voix te murmure qu’en réfléchissant à tes stratégies de vente, tu vas arnaquer tes clients ou perdre ta créativité : ne l’écoute pas, c’est ton auto sabotage qui te parle. Que l’on crée des tracteurs ou des bijoux, on vend à des gens, donc il faut s’intéresser à eux. Bien sûr qu’il y a des méthodes douteuses, mais ce n’est pas une raison pour jeter le bébé avec l’eau du bain. La création manuelle/photographique/graphique n’est ni au-dessus ni en deça des autres domaines de création : il faut apprendre à la vendre.

Si tu as du mal à surmonter ton auto-sabotage, et que tu as besoin d’aide pour définir tes objectifs créatifs, les 4 ateliers de la Technique du Tableau Idéal sont spécialement conçus pour ça :-)

Et toi, tu reconnais un (ou plusieurs) de tes obstacles dans ces 5 mythes?

Si tu en as un autre à partager, n’hésite pas :-)

Pour recevoir la suite par mail :

et c’est GRATUIT!

{ 73 comments… read them below or add one }

Valea

Je lis régulièrement vos messages et je réponds aujourd’hui juste pour un clin d’œil a votre 1 ère remarque sur l’originalité et les métiers. Je peux vous assurer qu’assistante maternelle ne rentre dans aucune case. Nous sommes  » autre » pour l’administration et même si ça énerve du coup je le prends avec originalité!lol j’espère que les créatives qui veulent se lancer lisent vos conseils toujours très à propos.

Répondre

Selma

Ah bon? Hé hé, et bien je ne pensais pas que la « case-attitude » allait jusque là :-) Merci pour ton témoignage!

Répondre

Pollenni

Merci, merci pour ses mots !!
Je vais l’imprimer et l’afficher dans mon atelier tiens :)

Répondre

Selma

Excellent! J’adore l’idée que mon article soit affiché dans ton atelier ^_^

Répondre

clemence

Merci de ces conseils, ils tombent à pic! Je viens d’ouvrir ma boutique sur ALM et je vois mes erreurs ! Merci.

Répondre

Selma

Avec plaisir! Bonne route pour ta boutique!

Répondre

clemence

Merci SELMA !

Répondre

Emilie

Yes ! C’est tout moi ça :-)

Et puis la peur qu’on trouve notre travail « amateur » parce que comme tu le dis, le métier de bijouteuse, ça ne rentre pas vraiment dans une case…

Tiens, récemment un truc qui m’est arrivé au Japon : j’ai été invitée par ma professeure de japonais à un repas avec les autres élèves et enseignants. A la fin du repas, on range les assiettes, on fait la vaisselle, et là… ma professeure commence à parler de mes bijoux qu’elle avait vu chez moi quelques semaines plus tôt.

D’un coup, je me suis sentie hyper gênée, je suis devenue toute rouge ! Mais pourquoi donc avais-je autant honte (parce que oui, c’était de la honte !) de parler de mes bijoux ?

C’est la question que l’on m’a posé, « pourquoi Emilie tu es « hazukashii » (gênée) ? »

Ma réponse : Et bien… je n’ai pas de diplôme, ni de formation pour mes bijoux, j’ai tout appris par moi-même alors ce n’est pas très professionnel ce que je fais…

Roh ! C’est moi qui l’ai dit en plus… dans ma tête j’en étais encore au stade Formation ou diplôme = VRAI métier

Je te jure Selma, après 5 ans de boutique en ligne, j’en étais encore à ce stade dans ma tête, parce qu’on m’a tellement répété (famille incluse) que « faire des bijoux c’est un loisir », forcément, ça s’est imprimé dans mon cerveau.

Et puis le déclic dans cette journée, on m’a dit « No no, You are a DESIGNER ». Wahou. Un business man chinois qui me dit ça. Et ça fait du BIEN !!

Et depuis ce jour, il y a quelques semaines, j’assume enfin ce que je fais. Et le fait que je crois en moi, les retours ont été immédiats. Pas plus tard qu’hier, j’ai reçu une lettre de ma grand-mère qui me dit qu’elle est contente que mon METIER de bijoux me plaise.

Alors à toutes les filles qui ont du mal à sortir de l’idée collective que Métier = diplôme ou formation, mais qui n’en ont pas, je vous dit : Vous êtes toutes des DESIGNER !

Pas besoin de sortir des Beaux Arts pour faire de superbes créations comme vous le faîtes, on peut être autodidacte et en avoir autant dans les mains !
Fini le sabotage, on est toutes géniales ;-)

Sur ce… je dois filer à mon cours de japonais avec cette même petite professeure qui m’a boosté !

Répondre

Claire

Comme je te comprends Emilie!
Tout pareil que toi, je me sens gênée et je rougis aussi quand quelqu’un parle de mes bijoux en termes élogieux dans une assemblée, et je crois que la cause en est la même…aussi parce que je n’aime pas trop être mise en avant.
Bref, on a des progrès à faire et des trucs à régler!
Et grâce à l’aide de Selma, on va y arriver, c’est sûr!

Répondre

Selma

Oui Claire, être mise en avant expose sa vulnérabilité, et c’est indispensable pour avancer (c’est une grande timide qui te parle, donc tu vois on peut progresser!)

Répondre

Selma

Oh la la! J’ADORE ton commentaire Emilie! Merci beaucoup!!! Tu soulignes que quand on s’assume, l’entourage s’aligne, ce qui n’a pas de prix :-) Et bien sûr, qu’on se dévalorise inconsciemment : ça peut être quand on n’a pas « le diplôme qu’il faut », mais même si on l’a, on peut ensuite craindre de ne pas avoir assez d’expérience, ou alors de ne pas être assez jeune, ou de ne pas habiter au bon endroit ou…Bravo! Bonne continuation!

Répondre

Emilie

Merci Claire et Selma !

Claire, oui je suis comme toi, je n’aime pas être mise en avant, ça me gêne, je me sens honteuse…

Jusqu’au jour il y a quelques mois j’ai divorcé… paf… le truc qui nous tombe dessus comme ça. Et tous les projecteurs sur moi ! Je suis une bulle de honte pour tout, je crois aussi que ça vient d’un manque de confiance en soi…
Bref, j’avais honte de mon métier, de ma vie personnelle qui se cassait la figure, la totale hein !

C’était du sabotage partout parce que j’avais peur qu’on me juge sur tous les plans, jusqu’au jour où on m’a dit « Emilie, on ne te juge pas », « You are a Designer ».

C’est bête, mais le fait que ça vienne de l’extérieur, ça m’a aidé à me relever sur tous les plans de ma vie, et ça m’a donné envie de me lancer dans l’aventure d’une nouvelle marque de bijoux plus en accord avec moi-même, bref… une renaissance !

La conclusion, c’est que je me suis dévalorisée toute seule, je me suis dit que j’étais nulle de me retrouver divorcée à 25 ans en n’ayant fait dans ma vie, que fabriquer des babioles de fantaisie.
Et bien non, c’est FAUX ! Et je suis sûre qu’il y a beaucoup de créatrices qui se dévalorisent pour tout, parce que quand on se dévalorise quelque part, on se dévalorise forcément ailleurs aussi, c’est un cercle vicieux.

Et on vaut toutes mieux que ça !

Parce que quand ça m’est arrivé j’ai été énormément soutenue et encouragée, et que sans ça j’en serai certainement pas là aujourd’hui avec des tonnes de projets et d’envie dans la tête.

Donc à toutes les créatrices qui lisent ce message et se reconnaissent dedans, moi à mon tour j’ai envie de vous dire que vous valez mieux que ça, que vous êtes géniales et que rien ni personne ne pourra vous l’enlever :-)

Répondre

Bénédicte

Bravo bravo pour ce commentaire !!!!!! Oui les diplômes, les bonnes notes, les supers jobs dans de grosses boîtes … c’est LE chemin balisé mais quand comme moi on y est parvenue et qu’on se pose un peu (congé parental oblige, puisque oui être une super maman c’est sur le chemin aussi) qu’on pose ses yeux et ses mains ailleurs et qu’on ose créer, qu’on ose faire quelque chose qui nous plaît et qui finalement plaît aux autres aussi, et bien on se dit que peut-être qu’exploiter notre fibre personnelle, notre talent unique (ou presque) c’est aussi louable sinon plus que de travailler grâce à un diplôme … non !? En tout cas en ce qui me concerne, je n’ai jamais passé autant de temps à travailler sur quelque chose que sur mes créations, j’apprends, je teste, je me perfectionne … c’est du boulot et comme je dis toujours : « tout travail mérite salaire » ! Bon courage à toutes et ayez confiance en vos qualités et vos valeurs …Bonne journée :) .. et merci Apolline merci encore et encore d’être là pour nous !

Répondre

aSma

Eh oui, vous avez tellement raison! Avoir confiance en soi malgré la perception qu’on a de notre entourage c’est essentiel pour évoluer et continuer son chemin creative. Des que j’était petite, à chaque fois que j’entendais une remarque sur mon travail j’arrêtais au moins des mois avant de reprendre mon pinceau. Et la je comprend plus pourquoi je faisais ça.

Répondre

Selma

Merci pour ton témoignage! J’ai prévu de revenir sur ce problème-là plus spécifiquement dans un autre article :-) A bientôt!

Répondre

Lara pour "J'en ai pas l'air"

Mon auto sabotage a été à l’inverse d’en parler à mon entourage (ma mère, ma sœur notamment) : la création de mon entreprise a été pour moi aussi comme une seconde naissance :
- oser réaliser ce que je ressens
- oser communiquer et présenter mon travail (et donc une partie de moi)
-apprendre à communiquer positivement en apprenant à être fière de ce que je présente.
Il a fallu du temps pour vaincre la peur de ma famille, il m’a fallu démarrer un cancer et me séparer de ces deux derniers fardeaux pour vivre pleinement.
Alors ton sujet du jour est dense, en contenu :-), en charge émotive pour moi (et je suis certaine pour beaucoup de tes lectrices). Non il n’y a pas un chemin unique mais si on en a envie, très envie, besoin même d’essayer à se créer sa propre voie , surtout si elle « n’entre pas » dans les cases, sachez juste que nous sommes si nombreuses à en avoir besoin que ça n’est plus marginal, mais qu’au contraire ce serait terrible de ne pas essayer et ne pas marquer un peu davantage ce nouveau chemin à suivre si marquant pour notre société et le monde des femmes :-).

Répondre

Selma

Oh Lara, je me souviens que tu avais parlé de biopsie en même temps que moi l’année dernière, je ne savais pas que tu étais malade. J’espère que ça va mieux maintenant?
Ton commentaire met le doigt sur mon intention première, le sous-titre de ce blog : « conversations vers une vie + créative et + indépendante » : je m’étais sentie tellement isolée avec l’envie de créer ma propre voie, que j’ai voulu créer un espace où puisse en parler, et se rendre compte que c’est possible. Merci!

Répondre

Erika

encore merci, Selma !
Je commence tout juste à pouvoir mettre des mots sur mon métier, le définir … et en parler sans avoir honte car je commence à me comprendre ;) (pourtant, je suis artiste peintre depuis 2001 et l’ai été bien avant dans ma tête, mais c’est pas un métier, c’est bien connu ;)) et ça c’est grâce à la découverte de ton blog et tous tes posts… qui me donne confiance !
Petite anecdote : ma fille est en 4eme et on commence à lui demander son orientation à l’école. Elle souhaite être artiste peintre(comme c’est bizarre ^^) et sa prof de lui dire: oui mais en vrai qu’est ce que tu veux faire ^^
On a du boulot !!

Répondre

Selma

Ah la la, il y en a plein des petites phrases comme ça, qu’on entend pendant la scolarité et qui nous bloque par la suite : ça m’a toujours fascinée qu’on étudie les écrivains, les poètes, les peintres, les musiciens tout en nous expliquant que ce n’est pas possible de vivre de ces activités-là + que les artistes ne sont reconnus qu’après leur mort : arg!

Répondre

Bénédicte

oui en fait ils sont nombreux à avoir la tête dans une case … nous, les créatrices, on a une tête bien libre et un esprit bien ouvert … voilà, on peut en être fières !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
ps : je vais réfléchir avant de faire les marchés de noël finalement :)))))

Répondre

Fabienne

Mon conjoint est illustrateur, et à son compte depuis 23 ans… et quand il dit qu’il dessine, on lui demande encore parfois « euh et à part ça, tu fais quoi comme métier » les mentalités sont très restreintes parfois…

Répondre

Catherine pour Bykiki

ose, et des portes s’ouvriront là où tu ne savais même pas qu’il y en avait (Joseph Campbell)

wouhaou, quelle phrase merveilleuse ! j’adore, c’est tellement vrai ! On dirait que tout coule de source quand on se met enfin à y croire….

Répondre

Selma

Oui, j’adore cette phrase, je l’ai mise sur ma carte de visite :-))

Répondre

Claire

Ces 5 mythes me parlent, mais tout particulièrement le n°3.
J’ai une fâcheuse tendance à me mettre à la place du client et à penser qu’il va trouver ça trop cher.
Quand je pense au nombre de bijoux que j’ai vendu à perte, pas au niveau du matériel bien sûr mais des longues heures passées à le réaliser…
Mais depuis peu je me soigne, grâce à Selma et avec l’aide des créatrices du groupe sur fb. Et figurez-vous que pour la première fois j’ai osé faire un devis où je comptais mes heures, je trouvais ça super cher bien sûr, mais j’ai quand même osé appelé le client et lui annoncer le prix en me retenant pour ne pas lui dire « ouais c’est super cher hein? » et ô stupeur il m’a dit: « ok allez-y ». Vous vous rendez compte?!!
Bon je ne suis pas complètement guérie, je n’ai pas pensé à lui demander un acompte…

Répondre

Selma

Essaie de te mettre à la place des clients qui ne trouvent pas ça trop cher, héhé. Pour l’acompte : absolument! Voire la totalité! Commencer à travailler sans être payée, c’est risqué :-)

Répondre

Virginie - Lili et le scarabée rOZ

Chouette article.
J’ai été bloquée par certains de ces mythes, j’ai réussi à les dépasser pour la plupart, même s’il reste encore du travail!
L’anecdote du marché de Noël m’a fait sourire! Beaucoup de gens dans mon entourage et même d’autres créatrices ne comprennent pas que je n’en fasse pas, moi qui vis au pays du marché de Noël! J’ai essayé une fois à mes débuts, mais plus JAMAIS!

Répondre

Selma

Je te comprends carrément Virginie! Quand je vois le prix exorbitant qu’on demande aux créatrices pour le marché de Noël à côté de chez moi (1000 euros le chalet pour 2 we), je me dis que c’est difficile de ne pas vendre à perte. Merci d’avoir partagé ton expérience!

Répondre

Alexline

je commence tout juste mon activité de créatrice, et dès le départ je pense m’avoir auto-sabotée ;). les quelques créas faites, j’ai pensé au prix. En fait il ne faut pas d’état d’âme.
Oui j’ai pas trop les moyens mais je vais tout faire pour m’en sortir et que mon activité fonctionne. Tu es d’une très grande aide et merci pour tes articles.

Répondre

Selma

Merci Alexine :-)
Alors si je dirais qu’il faut des états d’âme…mais bien placés : se tirer dans le pied avec des prix qui ne permettent pas de se rémunérer ne rend service à personne :-)

Répondre

Julia de Les Juliettes

Bonjour Selma,

Tu me fais super plaisir ce matin, j’en ai même versé une petite larme !
Je serais bien curieuse de voir le replay de cette fameuse émission…! ;-)
Je vais te dire, quand j’étais petite, je me voyais déjà travailler dans mon atelier à moi et j’ai fais une école de mode, ma maman ne m’a jamais mis des batons dans les roues, mais j’étais une jeune fille timide et j’avais peur du regard de autres.
Quand il a fallu trouver un premier job, je n’ai pas réussi à trouver de poste de designer textile…et puis mon entourage arrêtait pas de me dire que les jobs de créatif, on gagne pas sa vie avec…
Mon auto-sabotage a été de suivre cette pensée…j’ai commencé à bosser dans un boulot ou je gagnais plutot bien ma vie mais ou je ne m’épanouissais pas complètement. A la naissance de mes filles, j’ai tout envoyé valser …j’ai pris du temps, et j’ai renoué avec mes rêves de petites fille. J’ai 33 ans et ce qui me fait sourire le plus, c’est quand je vois ces mêmes personnes (qui me disait que la créa ne faisait pas vivre), qui ont souvent bac + 5 , faire un virage à 360° pour entreprendre ce qu’il ont au fond du coeur….Tu le dis si bien notre système est hyper scolaire…

Quand je me présente à quelqu’un moi aussi je pique un fard, c’est terrible !
car au fond, je sais faire plusieurs métiers à la fois (les DRH ont horreur des gens touche à tout)
Alors, j’ai déjà testé plusieurs truc, du style : je suis décoratrice (mouais), je suis visuel merchandiser (quoi ? qu’est ce que c’est que ça ?!), je suis designer textile (???!!!),
Face à un banquier c’est encore plus drôle…
Et ça provoque soit un déragement, ou la fille qui est trop originale, ou une écoute attentive…
Aujourd’hui quand je dis que je créer mon entreprise ou ma marque, les gens sont admiratifs, les jeunes femmes m’envient car elles n’osent pas se lancer, se mettre en danger.
J’ai la chance d’avoir un mari qui me soutient mentalement et financièrement…c’est super important. Il est fier parler de mon activité.

Je te rejoins sur les marchés, ttes les créas en font….je n’en fais jamais…
pas assez haut de gamme, et je ne veux pas à avoir à payer une place pour ne pas forcément vendre ou vendre mal.
Je préfère sélectionner des distributeurs haut de gamme (certes à un prix détaillant).

Merci à toi Selma pour cette article émouvant,
A très vite,
Julia

Répondre

Selma

Merci Julia! Tu sais, j’ai dû passer 1’30 à l’écran, et je m’en suis fait une montagne :-) Plus ça va, plus on s’entraîne, moins c’est difficile de parler de son activité. Mais il faut volontairement s’entraîner, même quand c’est inconfortable : tu peux t’entraîner à expliquer ce qu’est un designer textile par exemple :-) A bientôt!

Répondre

Eiram

Pour les marchés de noel, je n’accepte QUE quand c’est gratoss et en salle :p
ça permet quelques ventes et surtout ça me permet de passer une journée « au calme » à peindre… les gens sont contents de me voir peindre et mes enfants, eux, au lieu de ne pas me laisser peindre, s’éclatent avec leur pere !!
héhéhé

sinon pour le système ultra scolaire… je suis tombée sur une perle un jour… je cherchais du boulot, le premier qui vient… non pas qu’on avait besoin de sous, juste que mes fils allaient rentrer à l’école, et que suivant la société, il me fallait trouver du boulot…
Quand la nana de pôle emploi a vu mon cv, elle m’a dit « mais pourquoi vous cherchez du boulot ? pourquoi vous n’essayez pas de vivre de votre peinture ? »
suis tombée des nues !
La dame aurait rêvé être poète… et ne s’épanouissait pas dans son boulot…
Suis repartie sur le cul mais motivée à essayer de « vivre de ma peinture », j’avais presque besoin de son aval, à pôle emploi, comme argument face à mes proches et à la société…
J’ai eu d’la chance :)

Répondre

NATALY

Oh Selma, cela fait du bien de te lire ! Oui, on se reconnait dans ce que tu décris ! Je crois que personnellement, je suis dans la phase « je commence à parler de mon METIER » ;) Pas facile de lutter contre soi-même, merci pour tous tes précieux conseils :)

Répondre

Selma

Merci Nataly : ce n’est pas facile, mais je crois que c’est encore plus difficile de ne pas le faire :-)

Répondre

Kahina

Bonjour Selma !

D’abord, merci beaucoup de partager autant, j’ai toujours beaucoup de plaisir à te lire.
Personnellement, je me reconnais bien dans le n°1, car de mon côté j’essaye de vivre caché… Je parle le moins possible autour de moi de ce que je fais, j’évite de porter mes bijoux pour ne pas attirer l’attention sur moi et pour que l’on ne me demande pas d’où ça vient, je sais c’est un peu grave.
J’ai eu mon premier article papier dans un magazine chinois et pendant plusieurs mois je ne l’ai montré à personne parce que j’avais trop honte de la qualité des photos que j’avais envoyé (pb de dpi) et des pièces qu’ils avaient sélectionné.
En fait, j’ai souvent beaucoup de mal à accepter là où j’en suis et je me répète sans cesse que ce n’est pas assez bien (voir que c’est même un peu nul) et que je n’en fais pas assez. Bref, internet c’est la bonne planque pour moi et heureusement que je me bouge pour faire connaître ce que je fais à ce niveau là. :)
Voilà, tout ça n’est pas très positif mais c’est honnête, j’assume pas toujours mon projet. Mais bon, je fais de mon mieux pour ne pas entretenir des pensées négatives et m’encourage régulièrement intérieurement. En réalité, j’ai déjà bien progressé par rapport à l’auto-sabotage même si on dirait pas comme ça. :)

Merci à toi pour cet espace. :)

Kahina

Répondre

Selma

Bonjour Kahina! Je sais que de l’extérieur ça paraît grave, mais je te comprends à 200%. Tu as vu, ça y est j’ai mis ma photo sur la page d’accueil, donc tu vois, c’est possible de se soigner!!! Je trouve tes bijoux divins depuis que je les connais, et je te souhaite vraiment de continuer à progresser sur ces blocages, car ton projet a un bel avenir! Merci d’avoir partagé tout ça.

Répondre

Kahina

Oui, j’ai remarqué que tu avais mis ta photo, c’est super ! C’est agréable de savoir tout de suite qui écrit lorsque que l’on arrive sur un blog de conseils, en plus le portrait est très bien réalisé et tu es une très belle femme. ;-) Et merci pour tes encouragements. :-)

Répondre

Selma

Merci Kahina ^_^

Répondre

Eiram

Sont magnifiques tes bijoux !
Pareil, je ne porte JAMAIS mes bijoux
c’est concon…
La seule fois où je les ai porté, j’ai eu super du mal à dire « oui c’est moi qui les fait »

Répondre

Eiram

Alalala comme ça me parle tout ça !
Et je suis du genre maso en plus !
Pasqu’en plus de commencer en tant qu’artiste-peintre, continuer en ajoutant la création de bijoux, je rajoute une corde à mon arc…
Et pour bien continuer dans le « faux métier », en plus des bijoux et de la peinture, je fais des soins énergétiques reiki, des bijoux chamaniques et autres attrapes-rêves…
On est en pleine fiction hein ?
Hihihi
Et comme j’ai beaucoup de mal à me rémunérer normalement, j’ai du mal aussi à m’imposer en tant que pro !
Pis en plus là, je persiste et signe à etre une gentille perchée !
Et bin voui…

Répondre

Selma

Héhé :-) En même temps, il y a des personnes qui cherchent ce que tu fais non? Comme tu dis avoir du mal à se rémunérer + à s’imposer en tant que pro c’est lié, avec en arrière-plan la difficulté à se considérer soi-même comme une pro :-) Quand on le sait, on tient le bon bout! Bonne continuation!

Répondre

Eiram

Je te lis depuis un bail…
Et je voulais juste te dire comme toutes: un grand merci !
Tu es un rayon de soleil !
Même sur ta photo tu illumines !
Bonne journée !

Répondre

Eiram

je rajoute: je sais que je fais du bien au gens, que j’amène le bien-être et la joie… faudrait juste que je l’intègre :p

Répondre

Selma

Oui, commence par là, tu peux relire les merci/avis/témoignages de tes clients chaque matin!

Répondre

sophie pour damedelaforet

Bravo Selma, tu es au cœur du problème et je me suis longtemps retrouvée un peu dans tous vos messages…mais aujourd’hui, je me dis:
osons faire ce que nous aimons, avec cœur et enthousiasme car renoncer, c’est cela la vraie défaite. Alors qu’est-ce qu’on risque à faire ce que l’on aime et à en être fière? seulement la possibilité de réussir, de s’épanouir et de faire changer le regard des autres. et sinon, on se sera au moins donné une chance !

Répondre

Selma

Merci Sophie :-) Je suis bien d’accord avec toi : je me disais justement hier que oui, c’est difficile de tracer son chemin…mais que c’est ENCORE PLUS difficile de ne pas le tracer! Bonne journée!

Répondre

Gaëlle

C’est marrant, l’histoire de Thomas Edison (2000 tentatives!) m’en rappelle une autre dont je me souviens quand le découragement me guette: Si tous les BB avaient arrêté de marcher au bout de 10 chutes, l’humanité serait encore à 4 pattes.
ça m’aide régulièrement, j’avais beaucoup de mal à finir mes projets, préférant souvent en commencer plusieurs en même temps plutôt que risquer la « boulette » de dernière minute. Maintenant je vois les choses autrement: tout est exercice, tout est apprentissage et rien n’est jamais « abouti ». Nous sommes en évolution permanente et la seule chose à privilégier pour avancer est …l’action.

Je rejoint aussi le concepts « d’humilité »: accepter de s’être « trompée », de se remettre en question, d’écouter les autres, cela demande beaucoup de force…tout en restant motivée sur ses objectifs…Pas toujours facile quand c’est l’entourage (qui compte beaucoup, mais qui n’est pas forcément « bienveillant » ou objectif: ce qu’il trouve bon pour nous ne nous conviens pas toujours comme tu le souligne si justement Selma). Je me suis aussi souvent dit que mon entourage me connaissait mieux que moi-même et que s’ils ne m’encourageaient pas c’est parce qu’ils ne me pensaient pas capable d’y arriver. C’est idiot, mais on se laisse facilement polluer par ce genre d’idées. En fait, il faut avoir un bon mental pour avancer, être capable d’affronter l’adversité , les coups de mou…Peut être que ces choses là font un peu défaut dans l’éducation des filles… Ce qui expliquerait en partie le bon taux de réussite à l’école , et l’inversion de la tendance quand on arrive dans le milieu professionnel où la compétition entre en jeu.

Le fait de prendre conscience des ces aspects aide à mobiliser ses ressources pour y faire face et continuer à avancer.
Je trouve qu’on est en bonne voie, pas vous?!!
Bises

Répondre

Selma

Oui!!! Merci beaucoup d’avoir partagé tout ça!!!
Pour l’entourage, il change avec toi : moins tu as besoin de son approbation, moins tu cherches à le convaincre, plus « ça passe » :-)
Et puis quand tu avances, que tu développes ton projet, que tu gagnes de l’argent et bien…ça s’impose tout seul :-)
D’où l’importance de ne pas se focaliser sur les incompréhensions, et de s’entourer de personnes qui font des projets + des choix similaires. Bonne continuation Gaëlle!

Répondre

Veronique

Bonjour Selma, bonjour à toutes :)

Je me reconnais bien dans cet article. Je suis un peu une reine de l’auto sabotage ^^ Quoi que je fasse de créatif (je travaille dans plusieurs domaines différents, musique et illustration entre autres), je n’ose pas, je ne me vends pas, je me cache presque… je me sens mal ou honteuse chaque fois que je fais un peu de pub à droite à gauche sur le net, j’ai l’impression de saouler les gens, de spammer… je me dis que les autres font 100 fois mieux que moi, je doute de mon travail, et souvent je préfère au final ne rien faire, rester dans l’ombre, et attendre que ça vienne… C’est pas comme ça que je me ferai connaître c’est clair, mais pas moyen de dépasser cette vision des choses. Il va pourtant bien falloir.

Je suis illustratrice et portraitiste depuis une quinzaine d’années maintenant, bon jusqu’ici je ne vendais pas aux particuliers je travaillais dans le monde de l’édition, mais je n’ai jamais pu en vivre c’était hyper méga ponctuel comme revenus, j’envisage donc de changer de voie et d’ouvrir dès que je pourrai une boutique en ligne proposant mes illustrations sur différents supports, objets etc… pour une clientèle de particuliers cette fois-ci. Et je vais me confronter au problème du mythe n°3 (les prix), car j’ai déjà réfléchi aux prix auxquels je vais devoir vendre mes créations pour m’en sortir, et je me dis que c’est trop, que personne n’achètera, donc je doute et j’ai tendance à baisser les tarifs prévus plutôt que les augmenter…

Je doute aussi car dans mon entourage les gens (pas tous heureusement mais les 2 tiers quand même) ne voient pas ce que je fais comme un « métier » et ne sont pas prêts à payer pour avoir une de mes créations. Enfin ils aiment ce que je fais et me soutiennent, c’est pas le problème, mais pas au point d’acheter, ils ont plutôt tendance à me demander de faire des dessins « gratuitement » sous prétexte que ce sont « mes amis »……. combien de fois j’ai entendu la phrase « ohhhh tu voudrais pas me faire un portrait de moi ? ou de ma fille ? etc… » mais évidemment ils ne comprennent pas que je puisse demander de l’argent en échange… Et je connais plein de créatrices qui ont le même souci. Les gens ne comprennent pas que toute activité mérite salaire, que le fait qu’on fasse un travail qui nous plaise ne veut pas dire qu’on le vit comme un loisir ou un amusement. Il faut bien manger et gagner sa vie.

J’ai prévu également de me lancer dans une seconde activité, plus artisanale liée au secteur du mariage, et ça sera pareil niveau tarifs, je vais même avoir encore plus de mal à oser mettre le prix juste… Sachant que le coût de fabrication d’un seul article va être d’environ 100/150 euros (rien qu’en achat de matériel et matière première) je ne vais pas pouvoir « donner » mon travail, je connais approximativement déjà mon prix de vente, mais ça m’angoisse d’avance. Je me dis « est-ce que ça ne va pas faire fuir les clients » ? « Y a t’il vraiment des clients pour ce type d’objets à ce prix là » ? « Est-ce que je dois pas plutôt essayer de restreindre le coût de fabrication et faire un prix plus bas » ? (mais bon ça voudrait dire des fournitures de moins bonne qualité et ça ne correspondrait pas à l’esprit que je veux donner à mes créations)… alors c’est super difficile…

Bref, il va falloir que je résiste à la tentation de mettre des prix trop bas, et oser faire ma promo, être sure de moi, avoir confiance en ce que je fais… c’est toute la difficulté chez moi, je suis créative, mais pas du tout « vendeuse »… On verra bien, je ne lâcherai pas mes projets pour autant de toute façon, je veux vraiment essayer et réaliser mes rêves… :)

bises à toutes

Répondre

Selma

Tu sais Véronique, c’est rare que l’entourage fasse partie des personnes avec qui tu peux travailler : j’entends les personnes qui seront contentes d’avoir un portrait de toi, et de payer pour ça.
C’est comme ça, autant le savoir, et ne pas leur en vouloir. D’autant que si tu apprends à te positionner, on ne te demandera quasiment plus de travailler gratuitement (ou moins cher).
Il y a des clients pour le « très cher » quand c’est ce qu’ils cherchent, il y a aussi moyen, surtout avec les illustrations, de décliner différentes gammes de prix :-) A bientôt!

Répondre

Veronique

Bonjour, et merci pour ta réponse :)

Oui, l’avantage des illustrations c’est que de la carte postale au tirage d’Art sur toile y’a tout un tas de déclinaisons possibles entre les deux, et donc de tranches de prix différents. Mais c’est dur à vendre quand même car au fond ça ne répond pas vraiment à un « besoin » (je parle en terme d’utilité, comme un produit qui a une utilité au quotidien). Je me rend compte aussi que l’art digital freine, est méconnu, pas reconnu comme l’art traditionnel, les gens ne comprennent pas toujours comment je travaille. Dès qu’on dit que c’est fait à l’ordinateur beaucoup pensent que tout est automatique, que c’est facile, du « vite fait » (je l’ai déjà entendu)… alors que je dessine comme avec des outils traditionnels, mais avec une tablette graphique, et je passe souvent 20 à 30 heures sur une illustration. Donc c’est un peu démoralisant parfois :(

Pour l’entourage oui je comprends donc je ne leur en veut pas du tout, au début il m’arrivait de leur faire des créations gratuitement, je voulais faire plaisir, mais au bout d’un moment j’ai du arrêter car j’y perdais sur beaucoup de choses. Il y a aussi des gens qui profitent et abusent malheureusement… A l’inverse j’ai aussi eu une amie qui m’a passé commande un jour pour faire un cadeau à quelqu’un, et elle a payé mon travail, consciente du temps que je passais dessus. Donc ça arrive, mais effectivement c’est rare…

Se positionner, c’est difficile… Autant j’ai une idée assez précise pour l’activité de création de bouquets de mariage que je veux démarrer (je connais ma cliente type, je connais mes coûts, mes tarifs, mon positionnement), autant côté illustrations ca me semble vague, aléatoire, bref plus compliqué…

@ bientôt :)

Répondre

CokecinL

tes illus sont magnifiques
voilà, juste au passage je voulais le souligner, ça fait pas d’mal au contraire !
J’ai vu que tu avais une boutique sur le site S.6
ça fonctionne ?

Répondre

Veronique

Oh merci c’est gentil !!! :) non je n’ai pour le moment rien vendu sur society6. Le fait que c’est un site etranger tout en anglais et en dollars freine un peu je crois et toute facon on gagne très peu même si on vend, car on percoit juste un petit pourcentage sur les ventes (exemple à peu près 2 euros sur un mug et 3 euros sur une pendule). Les tirages d’art rapportent un peu plus mais encore faut il vendre. Et puis bon c’est society6 qui fabrique vend et expedie donc pas comme si on avait sa propre boutique. J’espère pouvoir prochainement en ouvrir une sur alm j’attends juste de pouvoir financer mes stocks de ptoduits et pour le moment c’est pas possible donc j’essaie d’être patiente :)

Pétronille

Merci Selma pour cet article hyper juste qui donne de l’énergie pour avancer!

Répondre

Selma

Merci Pétronille!

Répondre

Loïs

Ton article est encore une fois très pertinent <3
Merci pour tes conseils, merci de nous rassurer !

Je vois dans les commentaires qu'on est beaucoup à se dévaloriser ou à ne pas croire en soi … et ça se comprend vu ce qu'on entend sur nos métiers ! mais comme on est responsable de notre façon de voir les choses, il faut changer sa manière de penser et se valoriser. Pourquoi une remarque négative serait-elle plus importante que 5 encouragements ?!

J'ai vraiment un problème avec le mythe n°3, et pourtant j'y travaille. J'ai déjà augmenté mes prix, mais je ne vends pas assez pour pouvoir en vivre. Mais si je les double j'ai peur de ne plus rien vendre du tout !
Et pour le mythe n°4, c'est aussi quelque chose que je bosse beaucoup en ce moment. Presque plus que de créer ^^ alors je suis sur la bonne voie (j'espère héhé) !

En tout cas, tu es toute belle sur ta photo, bravo de t'oser !
A bientôt <3

Répondre

Selma

Merci Loïs!!!

La dévalorisation dépasse nos métiers je crois : c’est une plaie de société, on en reparlera. Et c’est vrai qu’on accorde plus d’importance à une remarque négative qu’à 5 encouragements (voire 50 !-)

Bonne continuation!

Répondre

Flo

Hahaha !  » les marchés de Noël entre les tricots du Pérou et les pains d’épices alsaciens », c’est tout à fait ça ;-) Sauf que cette année, c’est ter-mi-né ! On prend confiance et on avance vraiment.
merci Selma pour cet article toujours aussi pertinent !

Répondre

Selma

Hé hé : bravo à toi de laisser derrière toi ces marchés de Noël!!!

A bientôt :-)

Répondre

galou

Merci mille fois pour ces articles tellement intéressants et constructifs!!!

et quand l’auto-sabotage empêche carrément la créativité…
Je n’arrive plus à me remettre à peindre, la peur des pinceaux, j’ai repris cependant les crayons, mais c’est tellement timide… et je ne montre rien, parce que oh grand dieu si jamais une personne (sur 10 qui pourrait voir le dessin en question) disait que c’est pas son style, ou qu’il y a un problème d’ombre là, ou que sais je encore… alors pourquoi c’est cet avis là qui va prendre le dessus sur les 10 autres positifs??
AH quand l’esprit se mêle de nos affaires^^

en tout cas, merci encore, j’admire vraiment beaucoup cette initiative, et un jour, je le sais je ferai partie des entrepreneuses qui auront fait appel à Apollinepoint!!!! :) (j’ai encore un peu de route à faire quand même dans l’idée et la confiance en moi)

Répondre

Selma

Oui , l’auto-sabotage peut nous empêcher carrément d’agir (je suis passée par là), mais tu peux dépasser ça! Bon courage!

Répondre

Bozena

Merci, Selma, pour cet article, très pertinent et « vivifiant » comme d’habitude.
Ca fait beaucoup de bien de voir qu’il y a plein d’autres filles, plus talentueuses que moi (ha! vous avez reconnu le lutin auto-saboteur… n’empêche, je le pense vraiment :)), donc qu’il y en a d’autres qui perdent parfois leur temps et leur énergie, tout comme moi.
A se poser plein de questions.
A se mettre à la place du client qui ne va surement pas vouloir payer « ça » le prix que je devrais demander.
A rester cachées dans leur coin en attendant que quelqu’un les remarque…
Parfois je me dis: le statut d’auto-entrepreneur, le dépôt de ma marque, un marché de Noël « ami », le lancement de la Page Facebook et du blog, quelques commandes, même bradées au prix d’amis, ce n’est pas rien, ça fait déjà quelques petits pas qui m’ont sortie de ma tanière.
Mais la plupart du temps, je doute. Je n’ai pas encore osé mettre mes créations en vente sur internet, malgré les encouragements et malgré la théorique simplicité de la chose.
Chaque nouveau pas ou presque, m’apparait comme le début d’une longue ascension, et j’ai l’impression de me présenter au pied de la montagne en talons aiguille. Jamais assez bien équipée :)
Je ne désespère pas, au contraire, j’apprends petit à petit et je compte continuer sur ce chemin, joliment parsemé de rencontres virtuelles avec les personnes qui me ressemblent un peu :)

Répondre

Selma

Bon et bien Martin Luther King avait dit quelque chose spécialement pour toi : « envisage chaue marche, pas la totalité de l’escalier » ;-)
Merci pour ton témoignage!

Répondre

Poome

Merci pour cette article (et pour les précédents d’ailleurs) Je fait partie de celles qui ne maîtrise pas des masses le « après création »
Mon auto-sabotage me souffle encore pas mal ses maux à l’oreilles…
Merci pour tout ces précieux conseils que tu partage aussi généreusement sur ton blog, ils ne rentre pas dans l’oreille d’une sourde ^_^

Répondre

Selma

Yes! Merci Poome :-))

Répondre

Zarola

Mon auto-sabotage viendrait plus du côté famille et d’un certain manque de soutien de la part de ma moitié !
Quand la reconnaissance et le soutien ne sont pas apportés par la famille proche, c’est un peu comme nager à contre courant !
Je crois que c’est le plus difficile à gérer…
Cela peut décourager pour aller de l’avant et étouffer la créativité à la longue !

Sinon, j’ai fait un marché d’artisans (pas de Noël) à l’intérieur (pas au froid) et tout c’est bien passé. J’ai pu élargir ma clientèle et faire une bonne vente.
Je pense que les marchés sont une bonne expérience (on apprend beaucoup et on comprend mieux la vision des clients) encore faut-il choisir un marché qui corresponde à nos expectatives.

Mais pour aboutir, l’exemple d’Edison est très parlant… Il faut travailler dur pour allier qualité, créativité, originalité, reconnaissance et réussir à aboutir dans ce domaine… Quand on veut on peut… mais c’est plus facile quand on est aidé et soutenu ! Pas vrai ? ;)

Bonne fin de journée

Répondre

Selma

Tu sais, l’auto-sabotage…ne vient pas des autres! On aimerait bien que ce soit eux qui nous disent que si si, c’est possible, qu’on peut le faire et tout et tout, mais ce n’est pas que ça se passe en général. Pas par méchanceté, juste parce que chacun fait au mieux, et qu’on n’est pas d’accord sur tout, ou qu’on n’arrive pas toujours à se comprendre.
Plutôt que de nager à contre-courant, je te conseille de lâcher complètement l’envie/le besoin de reconnaissance et de soutien de la part de ta famille.
Trouve d’autres entrepreneuses qui ont une démarche similaire à la tienne, vous vous comprendrez + soutiendrez d’emblée, tu auras moins besoin de l’aval de ton entourage.
Quand ton projet aura grandi, peut être que tes proches comprendront mieux. Et si ce n’est pas le cas, tant pis, il y aura de toute façon plus de monde qui te soutiendra!

Pour les marchés : effectivement, quand c’est ciblé artisanat ou art, design, c’est plus intéressant!!! Comme tu dis, il faut choisir un évènement qui corresponde à ce qu’on attend :-)

Merci pour ton témoignage!

Répondre

anna

Comme d’habitude j’ai l’impression que tu écris tes articles en pensant a moi;-)

se dévaloriser, ne pas considérer son activité comme un métier( je suis éducatrice spécialisée a la base un »vrai métier » avec un diplôme et tout et tout) comme j’ai pu prendre ma retraite trés jeune ( 40 ans j’étais dans la fonction publique et avait plus de 3 enfants) je me suis lancée en autoentreprise…et en fait quand on me demande mon métier ben c’est educ qui ressort, voire retraitée ( ça j’ai un peu de mal quand même) ….bref ….pour les gens en gros je suis mére au foyer … autosabotage tu disais????

Répondre

Selma

Hé hé :-)

Pour les gens tu es mère au foyer…tant que tu as du mal à présenter ton métier : plus tu seras à l’aise, confiante, plus ça se sentira!!!

A bientôt Anna!

Répondre

turk

Bonjour Selma, je suis tombée sur le commentaire de Kahina que je connaissais deja par le biais d’Etsy où j’ai moi aussi une boutique, et dont j’ai toujours admiré le travail. J’ai donc été sidérée de lire dans son commentaire qu’elle doutait de ses créations… Ses bijoux, ses photos sont super pro! Je suis toujours surprise de constater que des personnes dont on est sûr qu’elles doivent être super fières d’elles et assumer leur travail doutent beaucoup, en réalité…on croit toujours que les autres sont plus forts, plus sûrs d’eux….
Pour ma part, et pour en revenir à ton article et à l’originalité, je crée des bijoux très colorés, à partir de perles en porcelaine que je peins à la main, et je suis aussi la première à me planquer, à me démotiver très vite car je n’arrive pas à trouver le bon créneau pour vendre mes bijoux… et il est très difficile de se « situer » quand on n’entre pas dans les cases. On a du mal à trouver sa place , surtout quand l’entourage ne croit pas vraiment en notre activité, et nous demande quand est-ce qu’on a l’intention de trouver un vrai métier… on a vraiment l’impression de se battre seule. On se dit à quoi bon…
Savoir qu’on n’est pas seule dans ce cas est très réconfortant!
Merci Selma!

Répondre

Selma

Bonjour Axelle! Oui, je suis très reconnaissante à Kahina d’avoir partagé ses difficultés, car la réussite semble toujours facile pour les autres, mais ce n’est pas le cas! Son travail est effectivement magnifique :-))
Pour l’entourage, c’est à nous de lui prouver que c’est possible, et en attendant – comme je l’ai mentionné plus haut – de nous entourer de personnes qui avancent sur des chemins similaires au nôtre :-)
Bonne continuation! A bientôt!

Répondre

Fabienne

Le doute est quelque chose de bon, mais quand il paralyse c’est clair ce n’est pas bon. Ce dont tu parles est aussi ancré dans notre culture française. Le métier où l’on s’est hissé toute seule, n’est pas reconnu comme outre atlantique !! La mentalité n’est pas dans cette culture. mais dans le diplôme !! Moi je suis ingénieur en « métier » à côté de mon travail de créatrice Bac+6 ! Je ne me considère pas plus mieux que les autres avec ce métier :) mais quand je dis ce que je fais, parfois les gens n’osent plus me parler. Fut un temps (plus jeune) je ne disais pas ce que je faisais. le sentiment « d’imposture »… je l’ai ressenti de ce côté aussi un comble !! En même temps il m’est arrivé de le ressentir aussi du côté « créatrice » parce qu’à l’inverse non diplômée d’une école (arts appliqués, duperré, arts deco, arts ceci, arts cela…). Des centaines de jeunes nanas (le fait d’avoir 43 ans joue aussi pour ma part) super talentueuses dès la 20aine, ça fout aussi parfois le moral assez bas (avec aussi cette capacité à manipuler les outils internet comme un jongleur professionnel avec 12 quilles), avec une disponibilité longue comme le bras, des heures de libertés à pouvoir créer, créer, créer…
Il y a donc mille façons de s’auto saboter… de quelque côté que l’on soit. Il faut croire en soi en 1er. Mais cela dit, j’ai vu aussi des personnes croire en elles, mais un peu trop aussi. Faire des choses vues et revues, pas très originales, voire très inspirées, ni de très bonne qualité, et ne pas comprendre pourquoi elles n’y arrivaient pas, c’est aussi délicat. Quand on s’investit dans quelque chose, il faut quand même voir le retour un minimum.
Quand on travaille sur les prix, il faut forcément y adjoindre de la qualité !! J’ai commandé une belle paire de BO avec un travail de broderie de perles de plusieurs heures, le prix était forcément conséquent ce qui était compréhensible, mais j’ai été déçue du fermoir, cheap !! au prix du bijou, des dormeuses qui ferment, de qualité auraient été attendues !! ce genre de détail compte aussi. Bon bref, moi je suis toujours et encore en réflexion pour pleins de choses… depuis des mois je réfléchis à une orientation choisie et assumée (sans changer radicalement ma vie non plus), mais j’hésite… pas évident quand on a du mal à voir grand, par peur ? Par crainte de faire des vrais choix personnels ? Une réflexion qui est alimentée avec tes articles :) Merci !!

Répondre

Selma

Aaaaaa! Merci Fabienne pour tout ça! Et oui, de tous les côtés, il y a mille façons de s’auto-s’aboter :-))
C’est vrai qu’il y a ici une importance accordée au diplôme alors qu’aux US on s’intéresse d’avantage aux compétences…mais il y a quand même des « self made men » – et women chez nous :-)
Merci aussi pour les autres sujets dont tu parles, on en reparlera. J’aimerais bien en savoir plus sur tes projets d’orientation!!!
A bientôt :-)

Répondre

Leave a Comment

Previous post:

Next post: