Tous les résultats et exercices présentés ici sont obtenus par Richard Wiseman à la suite d’études sur des centaines de personnes dont le détail et chiffres figurent dans le livre!
Voici les conclusions de cette recherche qui a duré 8 ans + les erreurs qui vous font louper des opportunités en or + des techniques pour voir votre chance monter en flèche!
Le chercheur et son équipe ont établi 4 grands principes ou constats découlent des observations et conclusions de cette étude de psychologie comportementale.
Constat n°1 : Les gens chanceux créent, remarquent et utilisent les opportunités
- Les personnes chanceuses construisent et entretiennent un solide « réseau de la chance ». Elles sortent plus, rencontrent plus de gens, gardent le contact….et inversement pour les personnes se considérant malchanceuses, qui se révèlent introverties et plus solitaires.
- Le langage corporel des « chanceux » attire donc les personnes qu’ils rencontrent : les personnes participant à l’étude ont été filmées, et des psy visionnent les films, sans savoir lesquelles de ces personnes se considèrent comme chanceuses ou malchanceuses. Ils comptent le nombre de sourires, de contacts visuels, observent les gestes. La différence est frappante : les gens qui se considèrent comme chanceux sourient 2 fois plus que les autres. Leur langage corporel est 3 fois plus ouvert (corps penché vers l’interlocuteur, gestes avec les mains ouvertes, jambes et bras décroisés) pour les « chanceux » que pour les malchanceux.
- Les personnes chanceuses sont d’avantage ouvertes à de nouvelles expériences : elles ont un score bien plus élevé que les malchanceuses concernant le degré d’ouverture de leur personnalité. Elles aiment les surprises et l’imprévu, alors que les personnes malchanceuses ont tendance à aimer retrouver ce qu’elles connaissent déjà. Inconsciemment, elles se créent donc moins de nouvelles opportunités.
Anecdote : pourquoi une personne malchanceuse ne voit pas les supers opportunités qui sont sous son nez.
- De son expérience de magicien, Richard Wiseman a retenu ceci : en général, il y a des choses (et donc des opportunités) qui nous échappent parce que nous sommes concentrés sur autre chose. Pour la recherche, Wiseman demande aux participants de compter le nombre de photos dans un journal.
- Tous auraient pu donner la réponse en quelques secondes, car la moitié supérieure de la 2ème page était occupée par un énorme message qui disait « ARRÊTEZ DE COMPTER IL Y A 43 PHOTOS DANS CE JOURNAL ».
- Personne ne l’a vu, bien tendu à compter les photos. Personne n’a vu non plus un autre message qui prenait la moitié d’une autre page : « ARRETEZ DE COMPTER DITES AU CHERCHEUR QUE VOUS AVEZ LU CECI ET GAGNEZ 150 EUROS ! »
Moralité : Plus on est concentré et tendu, moins on voit les opportunités…
- Les résultats de la recherche montrent que les personnes malchanceuses sont plus anxieuses et tendues que les personnes chanceuses. Donc elles sont donc moins disponibles mentalement pour voir et saisir les opportunités et les bonnes rencontres.
- Exercices pour augmenter votre chance en améliorant votre contact :
1. forcez-vous à adopter une attitude physique ouverte : décroisez les bras et les jambes, enlevez les mains de votre visage, souriez!
2. chaque semaine, engagez une conversation avec quelqu’un que vous ne connaissez pas et qui vous semble sympathique.
3. faites la liste des personnes à qui vous n’avez pas parlé depuis un moment. Chaque semaine, prenez votre téléphone pour parler 10 min avec une de ces personnes.
Constat n°2 : Les personnes chanceuses stimulent leur intuition
Wiseman a élaboré un questionnaire reprenant les principales méthodes de renforcement de l’intuition (publiées dans les principaux livres et travaux sur ce sujet):
- la méditation,
- la relaxation,
- une pause avant de reconsidérer le problème.
Il est apparu que les personnes malchanceuses y avait systématiquement moins recours que les autres.
Exercice pour apprendre à écouter d’avantage votre intuition
- Vous avez une décision à prendre, vous hésitez face aux options possibles. Imaginez que vous allez voir un vieux sage dans une grotte pour lui en parler. Vous êtes totalement en confiance. Allez-y, présentez-lui votre problème et ses options, à voix haute. Expliquez-lui ce que vous ressentez.
- Ouvrez-les yeux : qu’avez-vous dit ? Quelle option vous semblait meilleure que les autres ?
Constat n° 3 : Les chanceux s’attendent à avoir de la chance
- Les personnes se considérant comme chanceuses essaient d’atteindre leurs buts, même si leurs chances d’y arriver sont faibles, et elles persévèrent face à l’échec.
- Les personnes se considérant comme malchanceuses ont tendance à penser que quoiqu’elles fassent, leur malchance les rattrapera. Les études montrent l’impact désastreux qu’ont ces attentes négatives…
…sur la vie professionnelle : les personnes qui estiment être malchanceuses ont tendance à ne pas à se présenter à un examen ou à arrêter de chercher du travail.
…sur la santé : ces personnes sont plus nombreuses que les autres à subir des cancers, des maladies cardio-vasculaires (car elles prennent moins soin de leur santé puisqu’elles pensent que de toute façon, la maladie les rattrapera).
…sur la survenance d’accidents : il est également apparu que les personnes anxieuses étaient plus susceptibles que les autres d’avoir des accidents, que ce soit au travail ou à la maison. L’anxiété jouant sur la concentration, ce n’est guère étonnant.
Exercice pour gagner en persévérance
- Essayez d’atteindre vos objectifs même quand les chances d’y arriver vous semblent faibles, et faites preuve de persévérance.
- Il n’est pas toujours facile de persévérer dans l’échec. Pour que ce soit moins difficile :
1. Notez votre objectif en haut d’une feuille, partagez le reste en 2 colonnes.
2. Imaginez maintenant que votre objectif est atteint, et écrivez dans la 1ère colonne tous les bénéfices que vous en tirez.
3. Dans la 2ème, écrivez tous les efforts que vous aurez peut-être à fournir pour voir cet objectif se réaliser.
4. Quand vous aurez terminé, vous remarquerez que les bénéfices que vous en tirerez sont supérieurs à ce que ça vous aura coûté. Vous pourrez ressortir la feuille dans les moments de découragement.
Constat n°4 : Les personnes chanceuses ont la capacité de transformer leur malchance en chance
- Car il est apparu pendant l’étude que les personnes chanceuses connaissent aussi leur lot de problèmes et de revers. Mais elles se relèvent toujours, comment ? 4 techniques ont émergé de l’étude, j’en retiens 2 ici :
1. Les personnes chanceuses voient le positif dans ce qui leur arrive de problématique
- Les psychologues ont mis en évidence une stratégie mentale qui consiste à penser à ce qui aurait pu se passer pour amoindrir l’impact émotionnel d’un évènement malheureux. Les personnes chanceuses ont spontanément tendance à imaginer à quel point le scénario aurait pu être pire et qu’elles ont bien de la chance de s’en tirer avec si peu de dégâts.
- Elles comparent aussi leurs problèmes avec ceux, bien plus graves, des autres. Les personnes malchanceuses ont plutôt tendance à ne voir que leurs problèmes, et à ne voir que ce qui arrive de bien aux autres.
2. Les personnes chanceuses ne s’attardent pas sur leurs problèmes
- Quand quelque chose ne marche pas, elles cherchent d’autres moyens d’y arriver.
- Elles sont plus persévérantes et constructives face à l’échec.
Techniques pour transformer votre malchance en chance
- Apprenez à minimiser : vous avez eu un problème, mais ce n’est rien par rapport à ce que ça aurait pu être (se tordre la cheville lors d’une chute qui aurait pu vous briser le dos)
- Adoptez une attitude constructive face aux problèmes :
1. Partez du principe que vous pouvez faire quelque chose.
2. Commencez à vous y mettre tout de suite
3. Ecrivez une liste de solutions potentielles
4. Appelez des amis pour savoir ce qu’ils feraient dans ce cas-là. Rajoutez-leur solutions à la liste.
5. Décidez par quoi vous allez commencer pour avancer. La solution peut prendre du temps, et peut se trouver par tâtonnements. L’important est de se concentrer sur la solution plutôt que sur le problème.
L’école de la chance
- L’étude a révélé que la chance n’est pas un don, mais un état d’esprit. Qu’une vie placée « sous le signe de la chance » pouvait en fait s’expliquer par 4 grands principes psychologiques.
- Mais le chercheur Richard Wiseman ne s’estimait pas encore satisfait : il décide donc de lancer un nouveau projet, pour savoir s’il est possible d’aider les gens à être plus chanceux en leur apprenant à ce comporter comme une personne chanceuse.
- Chacun, malchanceux ou chanceux, commence un journal de bord spécifique et remplit les questionnaires élaborés pendant le 1er projet. Chacun s’engage aussi à mettre en pratique les exercices et techniques proposés.
- Les résultats, 4 semaines après : les grands malchanceux estiment au bout de 4 semaines que leur vie a changé du tout au tout, dans tous les domaines : famille, amis, santé, travail…leur degré de satisfaction, au ras des pâquerettes, frôle les 85% après 4 semaines de pratique. Et les chanceux estiment qu’ils le sont encore plus!
La chance n’a donc rien à voir avec un don, une prédisposition ou de la superstition.
- En appliquant ces exercices, vous pouvez vous créer des opportunités et vous trouver d’avantage au bon endroit, au bon moment.
- Lisez le livre pour encore plus d’exemples, d’explications, et de techniques, il existe en français (lien non affilié).
- Si vous voulez participer au facteur chance, et que vous lisez l’anglais, rendez-vous sur le site de l’auteur Richard Wiseman!
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billet très intéressant!
je considère que je fais partie de la catégorie des gens qui se sentent chanceux. Je suis consciente du fait que c’est surtout une question de positionnement et d’état d’esprit.
j’ai tendance à voir le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide et suis souvent dans une optique positive vis a vis des difficultés. Je suis persuadée que rien n’arrive « par hasard » mais qu’on se donne les possibilités par nos actions ou « non actions ».
merci encore
Merci! Je suis bien d’accord avec toi :-) D’ailleurs, je trouve ça moins difficile de positiver que de voir le verre à moitié vide :-) A bientôt!
Les évidences sont parfois bonnes à dire !!
C’est rigolo, car je me reconnais dans les 2 !
A certaine période de ma vie, j’ai été chanceuse et à d’autre malchanceuse !
Et effectivement, dans la phase chanceuse, j’étais très ouverte, j’enfonçais toutes les portes et gagnais grâce à mes actions !
Et les rares périodes malchanceuses (ce qui ne me ressemble pas du tout, et que j’ai donc eu beaucoup de mal à gérer), j’étais renfermée sur moi même, ne voyais que mes problèmes et évidement ne trouvait aucune solution !
Aujourd’hui retour à la oral… et qu’est-ce que c’est mieux !
Du coup j’ai fait suivre le lien à une personne que ça pourrait aider !!