La seule question à te poser

by Selma · 52 comments

la seule question pressfield Quand on aspire à quelque chose, en général on rêve de ce qui va nous élever : perdre du poids, améliorer ses relations, changer de métier, créer son entreprise, écrire un livre… SAUF QUE tout ce qui nous élève est immédiatement contre-carré par une force contraire. Tu l’as déjà sentie n’est-ce pas? Cette difficulté à faire ce qui est important pour toi? Cette force de la nature, qui pèse de tout son poids sur nos projets de changements, Pressfield lui a donné un nom : c’est la Résistance. Elle est au coeur de ses livres La guerre de l’art et Turning Pro (Devenir pro, pas encore traduit), à l’honneur aujourd’hui.

Concrètement, comment se traduit la Résistance?

  • Par les distractions, la fuite du travail à accomplir. On glisse vers des choix (personnels et professionnels) qui ne nous correspondent pas : on se cache. On se crée des mélodrames relationnels.  Une vie d’ombre, des habitudes d’ombre. Ce qu’on aurait pu créer est remplacé par le conflit, la souffrance, les divorces, les mensonges, les avalanches de tweets et de statuts facebook : des années dont on ne garde pas vraiment de souvenirs. Une vie d’amateur.
  • Le vrai souci, c’est qu’on ne sait pas ce qui est en train de se passer : on ne sait pas que cette Résistance fait partie de la route, pas de nous. Qu’elle tentera toujours de se mettre en travers de notre chemin. Alors on s’identifie à ses peurs + ses doutes + ses échecs + ses mauvaises habitudes. On croit qu’on est comme ça. Que la vie est comme ça :  une vie d’amateur. J’ai passé des années dans cette phase-là.

Ma vie d’amateure

  • Aujourd’hui, le bras de fer avec ma Résistance est permanent. Avant, je n’avais même pas le coude sur la table :-) Dans ma vie d’amateure, j’ai été coupable de rester assise sur un tabouret en attendant la permission des autres (conjoint, parents, patrons, amis, collègues) pour faire différemment : la permission ne venait jamais, j’étais trop ceci, pas assez cela. Ce qui me paralysait complètement.
  • J’étais terrifiée parce que je savais, au fond, que je voulais faire les choses autrement. ça me semblait impossible, alors j’ai longtemps enterré mes ambitions dans des relations + des métiers qui ne me correspondaient pas, où je cachais ma différence.
  • Je fuyais ce que j’avais à faire en engloutissant des dizaines de romans et de séries sur DVD. Je me créais 1.001 sujets d’inquiétude + je gaspillais mon énergie à essayer de me couler dans un moule + à me tracasser au lieu de créer.

L’histoire de Pressfield

  • Il y a un moment où on ne peut plus continuer comme ça n’est-ce pas? Un jour, je te parlerai de mon point de non-retour. Aujourd’hui, je voudrais te raconter l’histoire de Pressfield. Dans sa jeunesse, il est conducteur de poids lourds, au volant de ces énormes camions qui traversent les US. Il aime l’idée de faire de la route, d’avoir un métier utile + honnête + courageux. Mais il sent que chaque kilomètre l’éloigne de sa machine à écrire + de celui qu’il veut devenir. A 31 ans, 2.700 dollars d’économies en poche, il ne peut plus continuer à fuir : soit il termine enfin un livre, soit il se tue.
  • Alors il loue une petite maison, et il écrit. Pas de télé, pas de radio, pas de relations : rien. Un an plus tard, pour la première fois, il tape le mot « FIN » dans son manuscrit, avec le sentiment d’avoir mis au tapis le dragon qui l’avait empêché jusque là d’aller au bout de ce qu’il faisait.
  • Et là tu te dis « Génial! Après un an en ermite, il a enfin réussi à publier son travail? » Et bien pas du tout : le livre n’était pas assez bon pour être édité. Le suivant non plus – ni les 9 scénarios qui ont suivi. Alors Pressfield continue à écrire et retourne régulièrement travailler comme rédacteur, prof, ramasseur de pommes – il renfloue les caisses puis démissionne pour revenir à l’écriture.
  • Il lui a fallu 17 ans avant d’encaisser son premier chèque d’écrivain. Et 10 années de plus avant de pouvoir en vivre. Donc il a commencé à écrire à 31 ans, à en vivre à la soixantaine.
  • « La guerre de l’art », où il partage sa liste d’échecs longue comme le bras suscite chez moi un respect infini. Qui d’autre ose parler de ça? Qui ose dire qu’après 10 ans de manuscrits refusés, le 1er scénario porté à l’écran fait un bide complet? Que le producteur qui le reçoit enchaîne les appels téléphoniques pendant l’entretien avant de  l’o.u.b.l.i.e.r dans un couloir? Qu’il a été SDF, avec sa camionnette et sa machine à écrire pour tout bagage?

La vie de pro, comment ça se passe?

La vie d’amateur est notre jeunesse. Personne ne naît professionnel. Il faut tomber d’abord.
  • Comment ça commence? Et bien il y a un moment, où tu ne supportes plus d’être au fond de l’eau. Pendant une certaine période, tu continues à creuser, mais physiquement + émotionnellement, c’est de plus en plus difficile. Jusqu’au jour où tu ne peux vraiment plus continuer comme ça.
  • Quand on devient pro, tout est plus simple. Ton attitude est différente : tu organises tes journées pour faire face à tes peurs et les dépasser. Tu fais preuve de discipline.

La zone où la magie opère

  • Pour atteindre la zone où la magie opère, il faut faire preuve d’ordre + de régularité + de discipline.
  • Paradoxalement, la solution est simple : se mettre au travail tous les jours, à la même heure, inspiration ou pas. Accepter de renoncer à certaines distractions + à certaines amitiés. Créer continuellement, pour s’améliorer. Renoncer à obtenir la permission de qui que ce soit. Prendre l’habitude créative.

La seule question à se poser

  • Alors à la fin de l’après-midi, à la fin de la journée, au lieu de regarder le nombre de pages écrites + les chiffres des compteurs Facebook/Twitter, au lieu de me demander si j’en ai fait assez, si c’est assez bon, je me pose la question de Pressfield :

« Est-ce que j’ai vaincu ma résistance aujourd’hui? »

  • Tant que la réponse est oui, je sais que c’était une bonne journée.

Et toi? Est-ce que tu as cerné ta Résistance?

Quelle forme elle prend pour t’empêcher de travailler? Comment tu fais pour agir quand même?

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adeline pour Lilaxel

Tu me donnes envie d’aller lire ses livres :-)
Alors, oui, j’ai une Résistance, celle qui m’empêche de me concentrer, qui me fait craindre la todo-list de la journée avant même de l’avoir entamé, qui me distrait de mon travail, si facilement, et qui du coup, me donne l’impression à la fin de la journée de n’avoir pas avancé du tout…
Pour la vaincre, je suis en train de mettre en place des habitudes, des plannings, le tout encadré par la méthode Pomodoro :-)
J’ai téléchargé une appli sur mon smartphone, je découpe mon temps de travail : j’ai 5 heures devant moi, ok, donc 2 heures de couture + 30 minutes de réponses aux mails de mes clientes + 1h30 de couture + 1 heure de travail pour démarcher des nouveaux points de vente.
Et voilà, ainsi, au bout du compte, j’ai réussi à avancer, sur plusieurs points, j’ai donc vaincu ma Résistance… jusqu’à demain ;-)

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Selma

Voilà, jusqu’à demain :-) C’est un éternel recommencement, mais quand même, vu qu’on arrive mieux à avancer, on est plus épanouies :-)
Des lecteurs se plaignent de la traduction en français sur Amazon, donc si tu peux lire en anglais (c’est court, et simple), je te le recommande.
Merci pour ton témoignage Adeline!

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melissandre

incroyable,ce que tu écris là ,il semble que se soit exactement pour moi ! de quoi réfléchir et remédier à ces mauvaises attitudes !

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Selma

Je te le souhaite :-)

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Julia de Les Juliettes

Oh Selma….quelle galère ce sentiment…..
Je suis en bras de fer permanent avec moi même, ce que tu écris est tellement vrai.
J’ai ce sentiment inconfortable et desorganisé tant que je suis en distraction, des peurs en permanence qui m’empêchent d’avancer.
Hier était une journée pourrie, je devais relancer par téléphone tous mes prospects au sujet d’un premier contact email avec catalogue….et……j’ai fuis sur Pinterest, en veille concurrentielle….
Alors que je sais pertinament que ça passe ou ça casse, on fixe un rdv ou le client n’est pas interressé et puis voilà…je dramatise tout, je me fais des montagnes….
Alors je suis ok avec toi sur une discipline à s’imposer à soi même. je me donne un bonbon à chaque client appelé, c’est puéril mais au moins c fait.
Le plus dur c’est pour la créa, je n’ai jamais le temps, submergée par l’administratif ou les shopping matières. Alors là je choisi un jour de la semaine et là je ne suis là pour personne (je garde juste mon tél si mes filles ont un soucis)
Et puis là je file car j’aimerais bien rester ici pour réfléchir à ton article mais j’ai un rdv pro à la couveuse qui va déterminer de mes 6 prochains mois Les Juliettes…
A très vite !

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Selma

J’aime beaucoup l’idée des bonbons!!!
Perso j’aurais du mal à m’arrêter à 1 (résistance, quand tu nous tiens!).
A bientôt Julia :-)

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Flo :::Talismans

Une fois de plus, la petite claque du jour qui … fait du bien et remet les idées en place … Merci Selma. Je m’en vais méditer sur ma Résistance et la mater à coups de créativité !

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Selma

Joli programme :-)

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Céline

ouille! aïe! çà fait mal! ma résistance est super en forme en ce moment …et ma créativité en compote…Merci encore une fois de mettre en mots tout ce brouillard et de me réveiller !

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Selma

Avec plaisir :-)

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Joelle

Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu dit.

Par exemple ,le forum d’alm est également le siège de la résistance avec des créateurs -assembleurs qui vendent pour les fêtes et le dissent « haut et fort » etles vrais créateurs qui se posent la question piège » vais je continuer » demain ma creation , celà ne sert à rien…je perds des sous ….etc
ce que je veux dois être prioritaire: créer et vendre pour créer et vendre.

Merci de nous le rappeler, je dirai encore « zut à la conjuncture », c’est à nous tous de bouger à notre niveau évidement :travaillons.
a+ pour l’aventure, le travail m’attend (lol)

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Selma

Bonjour Joelle! Je ne suis pas sûre d’avoir compris la différence que tu fais entre les créateurs-assembleurs et les « vrais créateurs », mais on est bien d’accord sur un point : « zut à la conjoncture », c’est à nous de nous bouger!

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Gaëlle

Bonne nouvelle je fais ça tous les jours :-)
C’est marrant moi la question a laquelle je m’efforce de répondre positivement tous les soirs c’est « est ce que je pourrais mourir tranquille là maintenant!? » & plus je vieillis plus souvent la réponse est OUI!
Je suis bien curieuse de connaître ton point de non retour. Moi c’est mon corps qui me demengeait pour me dire « réalise toi ».

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Selma

Ah oui, moi aussi je pense à cette question, comme le vieil indien de « Danse avec les loups » : est-ce qu’aujourd’hui serait un bon jour pour mourir? Un jour, je parlerai de mon point de non retour :-) Merci pour ton partage Gaëlle.

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Astrid

Waouh… Un grand merci Selma!
Cette Résistance est mon ennemie Number One depuis quelques semaines ;-)
Je lance mon business de confection artisanale de cabas et accessoires, en continuant parallèlement mon job à plein temps et en étant (très bien) entourée de mes 4 ados et de mon compagnon…
Je suis passionnée et très motivée, cependant… Miss Résistance fait surface chaque soir (et week-end) quand il est temps pour moi de me consacrer à la confection de mes commandes, administrer mon site, réfléchir à un nouveau produit… Toujours plus confortable de fuir vers autre chose, effectivement suivre mes Like sur FB, Instagram…
J’ai mis en place un planning béton, ce qui m’aide bien, mais OUI, je me demande si le passage en mode Pro serait plus bénéfique et surtout plus épanouissant. Car il me semble que j’aurais moins de pression…
Une chose est certaine, quand je parviens à vaincre cette Résistance, j’ai adoré ça… :-)

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Selma

A oui, c’est très gratifiant de vaincre sa résistance, même si le résultat ne plaît à personne :-) Donc je ne comprends pas bien pourquoi le passage en mode pro ne serait pas plus bénéfique + épanouissant?

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Astrid

Selma, je voulais écrire « si le passage en mode Pro NE serait PAS plus bénéfique… »
Je pense que OUI :-)
Une Résistance qui me freine : la conjoncture…
Bon, j’ai lu dans tes com’ que tu dis M… à la conjoncture et qu’il ne tient qu’à soi de se bouger…

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Flo

Excellent article Selma, qui touche vraiment à l’essentiel des choses. La résistance est une vraie plaie, mais quelle joie lorsque parfois on parvient à la dépasser. Je vais tâcher de garder vraiment en tête cette question à se poser chaque jour. Merci :-)

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Selma

Avec PLAISIR :-)

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Laurence

Cela a été une de mes priorités et comme tout le monde ce n’est pas toujours ou encore facile tous les jours mais faire un point à la fin de la journée c’est ce qui permet de se recadrer.
Chaque étape de franchie est une étape de gagnée !
Pour le reste se concentrer sur soi-même et ses créations et ne pas s’occuper de ce qui se passe chez le voisin ) comme c’est le cas sur le forum d’ALM puisqu’il est cité) et ne rien se passer…avancer et cela finit par marcher !

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Selma

Oh la la oui, ça commence par se centrer sur l’essentiel, et bannir toute source d’information toxique, que ce soit radio/télé/journal/ou forum : tout ce qui ne permet pas d’avance fait reculer, donc perso, j’ai bien fait le tri ;-)

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Célia pour Ma Bonne Etoile

Bonjour Selma,
Je ne sais pas si j’ai bien compris ce qu’est  » La Résistance ». Est-ce le fait de s’enfermer dans une vie d’amateur ? Si c’est le cas, je suis en plein dedans : d’un côté je voudrais développer mon activité de créatrice, pas en vivre pour le moment mais que « ça tourne ». Car j’ai une autre activité à plein temps, salariée, que j’aime aussi et qui me garantit un revenu sûr. Et justement c’est cette activité-là qui me freine et qui fait que je me sens amateur dans la création. J’ai l’impression que mon entourage (sauf très proche : mari , parents et quelques-uns) ne prend pas vraiment au sérieux cette activité de créatrice, ils voient ça comme un « loisir créatif » ce qui me bloque ! Plus jeune j’étais TRES timide. Avec le monde du travaille j’ai appris à ne plus l’être, mais aujourd’hui j’ai l’impression de revenir en arrière car je n’ose pas en parler FRANCHEMENT, je suis sur la réserve, j’ai l’impression de ne pas être légitime dans ce que je fais. Mes patrons actuels ne sont pas au courant de cette activité alors que je m’entends très bien avec eux et qu’ils n’y verraient pas de problème, je pense ! Je me mets moi-même des battons dans les roues : je veux communiquer … mais pas trop pour qu’ils ne l’apprennent pas par quelqu’un d’autre que moi, etc…
Je m’empêche de travailler cette activité comme je le souhaiterais vraiment. Mais depuis quelques semaines (2 mois environ) je prends sur moi et tente de nouvelles approches, me force à ne parler que de cette activité lorsque je suis dans le cadre d’un marché ou d’une vente privée (encore difficile, je me justifie, comme si je n’y avais pas droit !). J’essaie de prendre le dessus, je trouve des solutions notamment en lisant tes articles et je pense que je vais me lancer dans les 4 ateliers du tableau idéal ! ;-)
Ma passion me permet d’avancer malgré tout, croire en elle rend plus fort, persister dans ses choix est presque une obligation, croire en soi malgré tout, passer les coups de blues et remonter, voilà quels sont actuellement mes boosters. Et comme j’aime le dire : « Assume ! ». C’est valable aussi pour moi !
Merci Selma pour avoir mis le doigt là où ça fait mal, pour nous permettre d’en parler, de le reconnaitre …et de l’assumer pour avancer !
Célia

Répondre

Selma

Bonjour Célia! La résistance t’enferme dans une vie d’amateur, indépendamment de l’argent : c’est d’attitude qu’il s’agit. Pressfield est devenu pro à 31 ans, et il a dû travailler pendant 30 ans dans d’autres domaines avant de pouvoir tirer un revenu de l’écriture. Un travail sûr peu te permettre de financer les années nécessaires à développer un univers créatif intéressant et à le vendre. En revanche le fait de ne pas oser en parler, et tout ce qu’on ne fait pas par peur : ça c’est la résistance, d’ailleurs comme tu le dis, c’est toi qui te mets des bâtons dans les roues, ça te complique la vie…et il y aura un moment où tu diras stop!

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Célia pour Ma Bonne Etoile

En effet ça me complique la vie créative… et j’ai envie de dire Stop ! Bientôt une autre étape de franchie (mon objectif à très court terme).
Merci Selma !

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Annick Amin

Merci beaucoup Selma,
Comme je me retrouve dans ton superbe billet. Aujourd’hui maman de 2 enfants, enceinte de 8mois du 3ème, courant toute la journée pour me donner l’impression que je peux tout mener de front, mon corps me dit STOP! Il faut dire que j’ai voulu combattre ces années d’amateurisme en mettant les bouchées doubles justement pendant pendant ma grossesse. Mes parents bien attentionnés ne cessent de me rappeler que je devrai faire un choix entre élever 3enfants et mener une vie d’entrepreneuse créative. C’est encore une génération persuadée que ce sont les femmes qui doivent se sacrifier pour le bien de la société. Bref, après avoir connu ces années de latence, de fuite, d’attente je n’ai qu’une peur c’est de revenir à ce stade alors que je sens avoir réussi à mettre en place un rythme de travail . Et puis on se bat déjà tous les jours contre sois-même, sa fierté, le manque d’organisation, le manque de confiance…alors je dis non aux démoralisateurs et aux éléments perturbateurs!
Résistons!

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Selma

Je connais bien le problème, même si je n’ai « que » 2 enfants pour l’instant : mais on n’avance pas bien longtemps sans prendre soin de soi, j’ai testé pour toi :-)
Je ne crois pas qu’il y ait de choix à faire, des limites à accepter en revanche : même à la vitesse de l’escargot, on avance!

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sophie pour damedelaforet

Excellent exemple de pugnacité qui force le respect!

Mûrir longtemps son projet et fouiller au plus profond de soi pour aller y chercher des ressources insoupçonnées, être endurant et croire en soi, être endurante, être soi même et s’accepter comme on est mais sans aucune complaisance…peut-être que c’est un peu ça le secret ou au moins, le début du chemin!

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Selma

Le début du chemin, c’est d’agir malgré le doute, malgré la difficulté, malgré la peur. Et d’accepter que l’échec fait partie de la route : comme on disais dans l’article de la semaine dernière, produire un travail créatif de qualité prend des années! Bonne route!

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Isabelle Martin-Serva

Moi je pense que Selma elle lit dans mon cerveau.

Allez, avoue Selma… t’as un don? T’as inventé une machine qui tape dans le mille, c’est ça ?

C’est fou. A chaque fois que tu publies un article c’est toujours en lien avec mes réflexions du moment. Il y a encore deux jours j’écrivais un article où je parlais de résistance au changement…

J’adore tes articles toujours fluides, clairs, sensés.
Selma ou l’art de la maïeutique ;)
Continue. Merci

Isabelle

Répondre

Selma

Hé hé, j’adore la machine qui tape dans le mille!
Je sais effectivement ce qui se passe dans vos cerveaux, et j’apprends à mes clientes à développer cette compétence-là vis-à-vis de leurs clients ;-)
Merci pour tes mots Isabelle!

Répondre

flo-déco

Bonjour Selma,
Encore une fois, un bon article et le doigt là où ça fait mal….
Mais pour une fois, je ne me sens pas totalement concernée , dans ce sens où toute ma résistance se concentre au niveau de la nourriture ! Ma vie est très disciplinée, très cadrée, et cela, sans effort particulier, (je procrastine très rarement) mais alors quand je me mets à penser à la bouffe ! Tout fout le camp. Donc, pour le sujet qui nous préoccupe dans le post, tout va bien : tes conseils judicieux m’aident bien, je sens que ça décolle et que cela s’améliore….. (je persévère et surtout, je ne cède pas à la facilité !)
Merci Selma et passe une bonne journée (on est mercredi !!)
Florence

Répondre

Selma

Flo : la nourriture, c’est de la résistance à fond!
Pour certaines, c’est la désorganisation, pour d’autre l’argent, la nourriture ou les relations sentimentales : tout ça, ça empêche de faire ce qu’on a à faire l’esprit tranquille!

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Caroline

Ouh la la merci Selma cet article me pique en plein coeur ! Je me reconnait dans ton article comme beaucoup de nous….Ma résistance prends la forme de statuts Facebook de glandage divers et variés sur le net ou ailleurs, elle s’inscrit également dans ma désorganisation, tiens pas plus tard qu’hier un ordi qui plante et pleins de fichiers (des images achetées ou crées que je stockais pour me remettre au boulot) perdus et évidemment pas sauvegardés…..du coup j’essaye de positiver de me dire que c’est un nouveau départ (un peu comme mon frigo qui rends l’âme deux semaines avant mon opération de l’estomac) mais quand c’est aussi une grosse perte de temps et la lutte n’est pas finie….MERCI pour ton article qui encore une fois tombe à point nommé…………..

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Selma

Caroline, tu connais dropbox? Tu installes le dossier sur ton ordi, et tous les fichiers que tu mets dedans sont automatiquement sauvegardés et synchronisés en permanence!

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Betty-

Eh bien quelle découverte…! C’est donc ça? La Résistance!! Je n’arrivais pas à savoir et à comprendre… je croyais vraiment que c’était moi et en fait c’était ELLE.
Je me reconnais dans l’article et presque tous les témoignages que je viens de lire et ça me fait avancer.
Rétroplanning, tâches journalières, horaires précis… sevrage facebook….
Maintenant que le problème est identifié, je vais m’atteler à vraiment y remédier! Retrouver confiance et avancer!! Merci Selma et merci M. Pressfield!

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Selma

Bonjour Betty! Je suis très touchée par tes mots : pendants longtemps, j’ai cru aussi que c’était moi, mais c’était ELLE. Une fois qu’on le sait, le bras de fer est possible!!!
A bientôt!

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Loïs

Vraiment intéressant ton article !!!!! j’aime beaucoup !

Merci Selma pour ce précieux blog que tu tiens, je lis chacun de tes billets avec attention (ainsi que tous les commentaires héhé).

A bientôt !!

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Selma

Merci Loïs, oui, les commentaires ici sont précieux, je suis très reconnaissante à chacune d’entre vous de participer. A bientôt!

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Vicky pour Ame Méthys

Merci Selma pour cet article!
Je vis exactement ça en ce moment…Aahhh résistance!! Mon inspiration en pâtit…et du coup je ne suis pas créative, je fuis en allant entre autre sur fb… Et pas évident avec cette conjoncture d’avoir créer son entreprise, la peur et les doutes se montrent régulièrement.
Courage à toutes!!

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Selma

La conjoncture n’a pas grand chose à voir, et c’est à nous de choisir l’information qu’on écoute + lit pour s’épargner la morosité ambiante. Comme l’a si bien dit Marianne Williamson : « ce n’est pas nous qui sommes déprimés parce que l’économie est déprimée : l’économie se porte mal parce que nous sommes déprimés ». A méditer!

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THOMAS

Bonjour Selma,

Alors pour te donner un aperçu de ma Résistance, elle est très active les 3 premiers jours de la semaine et après oh horreur il ne me reste plus que 4 jours et là c’est la panique et les actions en urgence !!!! Donc je vais méditer sur tes propos pour que la semaine prochaine cela change !!!!
Merci à toi !

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Selma

Voilà :-) Merci d’avoir partagé ton exemple, et bonne route!

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Bozena

Je rejoins toutes celles qui côtoient la Résistance au quotidien. Cette enquiquineuse qui se moque de mes listes et qui m’entraîne vers tout ce qui n’y figure pas; je la déteste !
Je lui résiste parfois, mais trop souvent encore j’esquive en refaisant les « to do’s » ( je m’en suis même offert des « editables », très joliment illustrés, trouvés sur Etsy ).
Et voilà que tu nous parles de Steven Pressfield et que je fais un détour sur Amazon. Et puis, Adeline évoque la méthode Pomodoro… tiens, si j’essayais ça ? De nouveaux bouquins vont donc rejoindre bien vite les Leo Babauta, les Julia Cameron et quelques autres qui s’empilent sur mon chevet et vers lesquels je retourne à chaque fois que j’éprouve le besoin d’un coup de pied où je pense.
Ma Résistance principale serait peut-être celle là: la recherche de LA méthode qui m’aiderait à avancer plus régulièrement, sans tous ces détours qui ralentissent sacrément la marche. Cette recherche qui prend tellement de temps que trop de choses sont renvoyées au lendemain, voire aux Calendes grecques :)
Merci à toutes et en premier, à Selma qui nous amène, encore une fois, à réfléchir à notre façon de fonctionner.

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flo-déco

Merci pour cette bibliographie, que je ne connaissais pas !

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Morgane

Bonjour Selma, comme tu avais raison, j’ai adoré ce billet !
Permets-moi de partager mon expérience : comme Pressfield, j’écris. Contrairement à lui, l’écriture en mode « pro » me permet de gagner ma vie (modestement, mais quand même ;) ). Comme lui, je suis profondément écrivain, donc je me dois d’écrire des livres. J’en ai écrit 3 dont 2 sont en vente. Et je viens de toucher mes premiers droits d’auteur : 12,92 € ! Eh bien, ces 12€92 me font plus chaud au coeur que les milliers que je gagnais dans une autre vie dans laquelle j’étais malheureuse comme les pierres.
Alors, je continue, peut-être serai-je un écrivain à succès dans 20 ans. Ou peut-être pas, et ce n’est pas grave.
Aujourd’hui, dans mon entreprise, je me sens et me sais pro et créative. Du coup, les résistances me semblent moins fortes. Mais je ne baisse pas la garde, elles sont retorses !
A très bientôt
Morgane

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Hannah Sue

Quel bel exemple… Il me donne la force d’y croire, même un tout petit petit petit peu que j’y arriverai !! Son histoire est réellement inspirante, merci à toi de nous en avoir parlé !

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Stéphanie

Bonjour Selma,
comme c’est juste, ce terme de Résistance. Mon pire cauchemar!
Et effectivement, tout est question de choix draconiens et d’organisation.
J’ai enfin accepté de consacrer une partie de mon temps à la création d’accessoires et au dessin, car je me suis longtemps »cherchée » mais il est très dur de continuer à jongler avec tout le reste.
La première fois que j’ai lu tes articles, j’ai vraiment eu peur, je me suis dit que jamais je n’arriverais à faire tout ça, « j’ai vraiment pris une claque » et failli renoncer. Après avoir mis mes articles en vente sur Little Market, je me suis dit que j’allais vendre rapidement, j’étais super contente et en fait, je me suis aperçue que je n’avait vraiment mis aucune action en place pour y arriver. J’ai commencé à l’envers.
Tout ça pour te dire que tes articles sont toujours très justes et percutants et que je me suis vraiment prise en main pour continuer mes créations car, sans elles, je suis malheureuse comme les pierres.

Bon courage à toutes les créatrices
Merci Selma

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Illuvion

Bonjour !
Je viens partager un peu mon expérience aussi et mon fonctionnement . J’ai appris avec le temps à repérer dans les diverses « distractions » ou dérogations à nos plannings ce qui est de l’ordre de la résistance et ce qui est de l’ordre de l’opportunité positive. Je précise que je suis complètement ok avec la nécessité d’une régularité et d’une discipline, et qu’ être créatif se travaille constamment (tous les jours). Mais être créatif (c’est le paradoxe de la créativité) c’est aussi entrer dans une temporalité différente où l’on ne contrôle pas une inspiration, une envie ou un besoin qui peut venir à tout moment. Ce peut être tout autre chose que notre activité principale (un film, un livre, de la musique, une expo..(et même des images d’oeuvres d’art qu’on trouve sur Facebook !) Or ces moments volés au planning sont riches et nourrissent directement notre créativité (même par des moyens détournés). Et même…Rêver !
Alors j’ai pris le problème dans l’autre sens : devant ces accès-là, je me pose la question : quel bénéfice vais-je en retirer ? La réponse peut être aucun et là, ouste ! mais la réponse peut être « ouiiii ! », et là j’y vais sans culpabiliser.
Et depuis que je ne culpabilise plus de ces moments-là, je suis plus efficace et rapide sur l’ensemble de mes tâches et je progresse en réactivité. Et cette prise de conscience, (sans doute propre à mon fonctionnement), m’a fait bien avancer.
Isabelle

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ZAROLA

Un article qui reflète parfaitement mon état actuel ! Tout est motif à résistance…
Le plus dure, c’est bien de devoir se discipliner + d’être organiser + ordonner + régulier dans son travail !!!
Il faut réussir à passer au-delà de ces perturbateurs de vie et se concentrer sur l’essentiel + ce qui compte vraiment + ce qui nous rend heureux !!!
Et surtout de se dire, là, maintenant, je ne me focalise que sur mes créations, à leur réalisation et à rien d’autre et surtout de réussir à ne faire que ça !!!
Pffff… y a encore du travail… le facteur R revient souvent à la charge ;)

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sandrine

Bonjour Selma,
Oui, cette résistance je la connais aussi. Mais je la combat au quotidien en respectant mes horaires durant lesquels je dois caser couture, broderie, facturation, envois, communication internet.
Peu à peu, les habitudes se sont installées, le rythme est en croisière entre cette activité et la vie de famille. J’ai trouvé mes marques, ça a pris du temps, ça dérape de temps à autre mais je m’efforce de rattraper mon retard. Et plus on prend l’habitude d’être honnête avec soi-même et plus on est efficace.

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Angelinia

Bonjour Selma et merci pour ce précieux témoignage. Il en faut du courage pour continuer. Pour ma part, tout ce qui est mentionné me concerne. Je baisse les bras depuis mars, je fais du sur-place et la motivation me manque. Mais ce qui me pose le plus de problème c’est la mise en ligne avec tous les descriptifs qui me fatiguent énormément. Ma résistance à moi est que je continue à créer malgré tout. Mais c’est bien beau de créer, encore faut-il faire une bonne pub. :)

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Laetitia

Très bel article qui met en avant la créativité et comment être créatif, productif. Je me suis fait violence il y a un an et j’ai pris les choses en main, notamment par un sevrage d’internet et réseaux sociaux. Aujourd’hui je ne consacre plus beaucoup de temps sur les réseaux sociaux, mon ordinateur est souvent éteint sauf pour répondre aux mails et rechercher des fabricants. Mes journées doivent être productives, doivent apporter quelque chose de positif. C’est un énorme travail sur soi en fait.. Car parcourir à longueur de journée Pinterest et Facebook est à mon sens une grosse perte de temps et surtout contre-productif, … on ne sait plus par quoi commencer ni quoi créer… on en perd son univers… Merci pour ces articles forts intéressants et les témoignages qui en découlent ;-)

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